Data scientist
Le data scientist transforme des données brutes en modèles statistiques et d’apprentissage automatique qui aident l’entreprise à prévoir, décider ou automatiser.
Marché de l’emploi en France
3 080
offres en 12 mois pour data scientist
3 980
personnes ont cherché ce métier
Faible
difficulté des entreprises à recruter
| Métier | Salaire proposé dans les offres |
|---|---|
| Data scientist | 2 244 à 4 167 € brut par mois |
| Contrat à l’embauche | Part des embauches |
|---|---|
| CDD de moins d’un mois | 35 % |
| CDD de 1 à 6 mois | 9 % |
| CDD de plus de 6 mois | 14 % |
| CDI | 42 % |
Source : France Travail, Métierscope, code ROME M1405. Offres et candidats cumulés sur 12 mois au 2e trimestre 2026, salaires des offres au 2e trimestre 2026, difficulté de recrutement 2025, contrats à l’embauche au 3e trimestre 2025.
Le salaire des cadres en poste
| Famille Apec | Médiane | 8 cadres sur 10 | Part variable |
|---|---|---|---|
| Big data (dont data scientist, data engineer, data analyst, chief data officer) | 54 000 € | 40 000 à 98 000 € | 4 000 €, chez 46 % |
Rémunération annuelle brute des cadres en poste, fixe et variable. Source : Apec, édition 2025. L’Apec cite le data scientist dans la famille big data. Le détail des salaires de la data et de l’IA est sur notre page salaires data, IA et IoT.
Questions sur le métier de data scientist
Les offres publiées par France Travail pour le data scientist proposent de 2 244 à 4 167 € brut par mois au 2e trimestre 2026. Chez les cadres en poste, l’Apec classe le data scientist dans la famille big data, dont la médiane est de 54 000 € brut par an, avec 8 cadres sur 10 entre 40 000 et 98 000 €.
Le data analyst analyse des données existantes pour décrire une situation et produire des tableaux de bord. Le data scientist construit des modèles statistiques ou d’apprentissage automatique pour prévoir, classer ou recommander. Le data engineer, lui, construit les chaînes qui collectent et préparent les données pour les deux autres.
France Travail indique un niveau bac+5 ou plus en mathématiques, en économétrie, en intelligence artificielle ou en big data. Certains postes sont ouverts aux débutants, mais les employeurs privilégient les profils qui ont au moins trois ans d’expérience et maîtrisent à la fois les statistiques et l’informatique.
Le marché est plus disputé qu’il y a quelques années : France Travail compte 3 080 offres sur 12 mois pour 3 980 candidats au 2e trimestre 2026, et juge la difficulté de recrutement faible. Le data engineer, avec 9 840 offres pour 2 670 candidats, est aujourd’hui le profil de la data le plus recherché.
Python est le langage le plus courant, avec ses bibliothèques de calcul et d’apprentissage automatique. La fiche France Travail cite aussi les logiciels d’analyse statistique, les systèmes de gestion de bases de données, l’écosystème Hadoop, et parfois C++ ou Java.
Qu’est-ce qu’un data scientist ?
Le data scientist utilise les techniques de la science des données et de l’intelligence artificielle pour résoudre des problèmes concrets de l’entreprise : prévoir des ventes, détecter des fraudes, recommander des produits, optimiser une production. Il transforme des données brutes en informations exploitables, développe des algorithmes d’apprentissage avec les équipes métier, puis teste et améliore ses modèles tout au long de leur vie.
France Travail range sous le code ROME M1405 les intitulés data scientist, ingénieur data scientist, expert en sciences des données, chargé de modélisation des données, explorateur de données et data miner.
Les missions du data scientist
- Traduire les demandes de l’entreprise en problèmes que les données peuvent résoudre
- Collecter, nettoyer et structurer les données, et suivre leur qualité
- Réaliser des analyses et des modélisations statistiques
- Concevoir, entraîner et optimiser des modèles d’apprentissage automatique
- Établir des prévisions et mettre en place des outils d’aide à la décision
- Tester les modèles, mesurer leur fiabilité et les améliorer dans la durée
- Présenter les résultats et leurs limites aux équipes métier et à la direction
Data scientist, data analyst, data engineer : quelles différences ?
| Métier | Ce qu’il fait | Offres pour 12 mois | Candidats |
|---|---|---|---|
| Data scientist | Construit des modèles pour prévoir, classer ou recommander | 3 080 | 3 980 |
| Data analyst | Analyse les données existantes et produit des indicateurs | 3 430 | 6 170 |
| Data engineer | Construit les chaînes qui collectent et préparent les données | 9 840 | 2 670 |
Les trois métiers travaillent ensemble et se chevauchent souvent dans les petites équipes. Le data analyst attire presque deux candidats par offre, le data engineer moins d’un : c’est lui qui manque le plus aux entreprises.
Compétences, langages et outils
La fiche France Travail cite notamment :
- modélisation statistique, modélisation et simulation, méthodes de prévision ;
- apprentissage automatique (machine learning) et analyse de données massives ;
- programmation en Python, et selon les postes C++ ou Java ;
- logiciels d’analyse statistique, systèmes de gestion de bases de données, écosystème Hadoop ;
- outils de business intelligence et anglais professionnel.
Python reste le langage de référence de la data : selon l’enquête Stack Overflow 2025, 57,9 % des développeurs interrogés l’utilisent, en hausse de 7 points sur un an. France Travail retient aussi la rigueur, la curiosité, l’esprit d’équipe et l’écoute : un modèle ne sert à rien si les équipes métier ne le comprennent pas.
Formation et accès au métier
Le métier est accessible avec un bac+5 ou plus en mathématiques, en économétrie, en intelligence artificielle ou en big data : master, diplôme d’ingénieur ou doctorat. Certains postes sont ouverts aux débutants, mais les employeurs privilégient les profils qui ont au moins trois ans d’expérience. La voie la plus courante passe par une licence, une prépa ou un BUT, puis un master ou une école d’ingénieurs. Pour une reconversion, notre page formations IA présente les titres RNCP en intelligence artificielle et en science des données.
Un marché plus disputé qu’avant
Avec 3 080 offres sur douze mois pour 3 980 candidats au 2e trimestre 2026, le data scientist n’est plus un métier où les offres dépassent les candidats : France Travail juge la difficulté de recrutement faible. Les embauches se font à 42 % en CDI, et 35 % sont des CDD de moins d’un mois. Le profil le plus recherché de la data est aujourd’hui le data engineer.
L’usage de l’IA progresse pourtant dans les entreprises : selon l’Insee, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d’IA en 2025, contre 10 % en 2024.
Évolutions possibles
- Data scientist senior ou responsable d’une équipe data
- Ingénieur en intelligence artificielle ou en machine learning
- Chief data officer, responsable de la stratégie data de l’entreprise
- Chercheur en science des données, avec un doctorat
Métiers voisins
| Métier (code ROME) | Offres | Candidats |
|---|---|---|
| Data scientist (M1405) | 3 080 | 3 980 |
| Data engineer (M1811) | 9 840 | 2 670 |
| Data analyst (M1419) | 3 430 | 6 170 |
| Analyste business intelligence (M1851) | 2 670 | 420 |
| Ingénieur en intelligence artificielle (M1889) | 1 460 | 990 |
| Chief data officer (M1423) | 230 | 90 |
France Travail, Métierscope, 12 mois au 2e trimestre 2026, relevé le 3 novembre 2026.
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Comment se former au métier de data scientist ?

