IA / Machine learning

L'intelligence artificielle (IA) représente la voie du futur pour de nombreuses entreprises. Grâce à la mise en place d'algorithmes de programmation, des modèles d'IA permettent d'aider les utilisateurs de manière automatisée.

IA / Machine learning

Marché de l’emploi en France

1 460

offres en 12 mois pour ingénieur en intelligence artificielle

990

personnes ont cherché ce métier

Élevée

difficulté des entreprises à recruter

Métier (code ROME)OffresCandidatsRecrutement8 offres sur 10
Ingénieur en intelligence artificielle, dont ingénieur machine learning et prompt engineer (M1889) 1 460 990 Élevée 2 083 à 4 167 € brut / mois
Data scientist (M1405) 3 080 3 980 Faible 2 244 à 4 167 € brut / mois
Spécialiste IA embarquée (M1873) 160 60 Élevée Non publié

Source : France Travail, Métierscope, 2e trimestre 2026 (M1889, M1405, M1873). Offres et candidats cumulés sur 12 mois. La difficulté à recruter est celle de France Travail et de la Dares, 2025.

Salaires proposés dans les offres

Brut par mois. La barre couvre 8 offres sur 10, sur une échelle de 1 500 à 4 500 € (au-delà, la barre est coupée).

Ingénieur IA

2 083 €4 167 €

Data scientist

2 244 €4 167 €

France Travail ne publie pas de fourchette de salaire pour le spécialiste IA embarquée au 2e trimestre 2026.

Salaires des cadres déjà en poste

Famille ApecMédiane8 cadres sur 10Part variable
Big data (data analyst, data scientist, data engineer, chief data officer) 54 000 € 40 000 à 98 000 € 4 000 €, chez 46 %
Développement informatique (développeur, ingénieur études et développement) 50 000 € 38 000 à 74 000 € 3 000 €, chez 34 %

L’Apec ne publie pas de famille propre à l’intelligence artificielle : le big data, qui inclut le data scientist et le chercheur en informatique et mathématiques, est la plus proche. Rémunération annuelle brute des cadres en poste, fixe et variable. Source : Apec, édition 2025, publiée en décembre 2025.

Questions sur les offres et les salaires

Quelles sont les missions des professionnels de l’IA et du machine learning ?

Le machine learning, ou apprentissage automatique, est la branche de l’intelligence artificielle qui permet à un programme d’apprendre à partir de données pour classer, prévoir, recommander ou générer du contenu. Les principales missions des professionnels du domaine :

  • Identifier les cas d’usage où l’IA apporte un gain mesurable
  • Préparer les données d’entraînement et d’évaluation
  • Entraîner, adapter ou intégrer des modèles, y compris des modèles de langage
  • Évaluer la fiabilité des modèles, leurs biais et leurs erreurs
  • Mettre les modèles en production et surveiller leur comportement dans la durée
  • Veiller au respect du règlement européen sur l’IA et du RGPD

Ces professionnels travaillent dans des ESN, des éditeurs de logiciels, des laboratoires de recherche, des start-up ou les équipes data des grandes entreprises, dans tous les secteurs.

L’usage de l’IA a presque doublé en un an

Selon l’Insee (Insee Première n° 2120, juillet 2026), 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d’intelligence artificielle en 2025, contre 10 % en 2024 et 6 % en 2023. La France se rapproche de la moyenne européenne (20 %). L’écart reste fort selon la taille : 15 % des entreprises de 10 à 49 salariés, 58 % de celles de 250 salariés ou plus.

Les usages se concentrent sur le langage : analyse automatique de texte pour 56 % des entreprises utilisatrices, IA générative de texte ou de parole pour 43 %, génération d’images, de vidéos ou de sons pour 41 %. Le premier frein reste le manque d’expertise, cité par 53 % des utilisatrices.

Côté emploi, France Travail compte 1 460 offres d’ingénieur en intelligence artificielle sur douze mois au 2e trimestre 2026, pour 990 candidats, avec une difficulté de recrutement jugée élevée. Huit offres sur dix proposent entre 2 083 et 4 167 € brut par mois.

L’AI Act s’applique par étapes

Le règlement européen sur l’intelligence artificielle entre en application progressivement. Depuis le 2 février 2025, les pratiques jugées inacceptables sont interdites et les organisations qui fournissent ou utilisent des systèmes d’IA doivent garantir un niveau suffisant de maîtrise de l’IA à leur personnel. Depuis le 2 août 2025, les fournisseurs de modèles d’IA à usage général ont des obligations de documentation et de transparence. Depuis le 2 août 2026, les contenus générés doivent être signalés dans les cas prévus par l’article 50.

Pour les équipes IA, la conformité devient une compétence du métier : documenter les données et les modèles, évaluer les risques, tracer les décisions, expliquer le fonctionnement d’un système aux utilisateurs.

Découvrez notre dossier sur l’IA générative

Les postes en détail

Ingénieur machine learning

Appellation rattachée au code ROME M1889

Il entraîne, évalue et met en production les modèles d’apprentissage automatique, puis surveille leurs performances. Huit offres sur dix proposent entre 2 083 et 4 167 € brut par mois pour ce code.

Développeur machine learning

Proche du code ROME M1889

Il intègre les modèles dans les applications et développe les outils qui préparent les données et automatisent les entraînements.

Développeur IA

Appellation rattachée au code ROME M1889

Il développe des applications qui s’appuient sur des modèles d’IA, notamment des modèles de langage : assistants, recherche documentaire, automatisation de traitements.

IA product manager

Appellation rattachée au code ROME M1889

Il définit les produits fondés sur l’IA : besoins des utilisateurs, cas d’usage, critères de qualité, priorités, en lien avec les équipes techniques et juridiques.

Prompt engineer

Appellation rattachée au code ROME M1889

Il conçoit et teste les instructions et les chaînes de traitement qui orientent les modèles de langage, et mesure la qualité des réponses obtenues.

 

Pour aller plus loin

Pour en savoir plus sur les besoins en compétences dans les métiers de l'intelligence artificielle, rendez-vous sur notre article EUGENE : Intelligence artificielle : quels sont les besoins en compétences ?