Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI)
Le RSSI garantit la sécurité des données et des systèmes informatiques de son organisation : politique de sécurité, gestion des risques, réponse aux incidents et sensibilisation des équipes.
Marché de l’emploi en France
2 230
offres en 12 mois pour RSSI
400
personnes ont cherché ce métier
Moyenne
difficulté des entreprises à recruter
| Salaire proposé dans les offres | 8 offres sur 10 |
|---|---|
| Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) | 2 179 à 7 083 € brut par mois |
| Contrat à l’embauche | Part des embauches |
|---|---|
| CDD de moins d’un mois | 9 % |
| CDD de 1 à 6 mois | 11 % |
| CDD de plus de 6 mois | 13 % |
| CDI | 68 % |
Source : France Travail, Métierscope, code ROME M1812. Offres et candidats cumulés sur 12 mois au 2e trimestre 2026, salaires des offres au 2e trimestre 2026, difficulté de recrutement 2025, contrats à l’embauche au 3e trimestre 2025 (total arrondi).
Le salaire des cadres en poste
| Famille Apec | Médiane | 8 cadres sur 10 | Part variable |
|---|---|---|---|
| Sécurité informatique (dont responsable sécurité informatique, analyste SOC, DPO) | 60 000 € | 43 000 à 99 000 € | 4 000 €, chez 49 % |
Rémunération annuelle brute des cadres en poste, fixe et variable. Source : Apec, édition 2025. L’Apec cite le responsable sécurité informatique dans la famille sécurité informatique, dont la médiane dépasse celle de l’ensemble des cadres (55 000 €).
Questions sur le métier de RSSI
Les offres publiées par France Travail proposent de 2 179 à 7 083 € brut par mois au 2e trimestre 2026, un écart qui reflète la taille de l’organisation et l’expérience demandée. L’Apec donne une médiane de 60 000 € brut par an pour la famille sécurité informatique, avec 8 cadres sur 10 entre 43 000 et 99 000 €, et une part variable médiane de 4 000 € pour les 49 % de cadres qui en touchent une.
France Travail indique un niveau bac+2 à bac+5 en informatique ou en télécoms, avec souvent 5 à 7 ans d’expérience. Le poste demande une expérience en sécurité informatique et une bonne connaissance du secteur d’activité de l’entreprise.
Aucune sur le fond : CISO (Chief Information Security Officer) est l’intitulé anglais du même poste. France Travail range sous le code M1812 les intitulés RSSI, DSSI, CISO, responsable de la sécurité informatique ou manager de la sécurité et des risques de l’information.
Oui : France Travail compte 2 230 offres sur 12 mois pour 400 candidats au 2e trimestre 2026, soit plus de cinq offres par candidat, et 68 % des embauches se font en CDI. La transposition attendue de la directive NIS2 doit étendre les obligations de cybersécurité à près de 15 000 organisations en France.
Qu’est-ce qu’un RSSI ?
Le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) garantit la sécurité des données et des systèmes informatiques de son organisation. Il définit la politique de sécurité, pilote la gestion des risques et la veille, coordonne la prévention et la réaction en cas d’incident, et sensibilise les collaborateurs aux bonnes pratiques. Il veille aussi au respect des normes et des réglementations, et rend compte à la direction.
France Travail range sous le code ROME M1812 les intitulés RSSI, DSSI, CISO (Chief Information Security Officer), directeur de la sécurité informatique, responsable de la sécurité de l’information ou manager de la sécurité et des risques de l’information.
Les missions du RSSI
- Définir la politique de sécurité et rédiger le référentiel : politiques, procédures, normes
- Cartographier et analyser les risques, puis piloter les mesures qui les réduisent
- Piloter les équipements et systèmes de sécurité informatique
- Faire réaliser des audits techniques et suivre leurs recommandations
- Coordonner la réponse aux incidents et gérer les crises
- Sensibiliser et former les collaborateurs
- Veiller à la conformité, notamment au RGPD
- Animer une équipe et conduire les projets de sécurité
Le RSSI face à un incident
Le travail du RSSI se joue surtout en amont : cartographie des risques, règles d’accès, sauvegardes, exercices, sensibilisation. Quand un incident survient, c’est lui qui coordonne la réaction : isoler les systèmes touchés, mobiliser les équipes techniques et les prestataires, informer la direction, notifier les autorités quand la réglementation l’exige, puis tirer les leçons de l’incident. Les menaces restent nombreuses : selon le Panorama de la cybermenace 2025 de l’ANSSI, l’agence a traité 1 366 incidents en 2025, dont 128 compromissions par rançongiciel et 196 exfiltrations de données.
Compétences et savoirs
La fiche France Travail cite les savoirs suivants :
- cartographie des risques et gestion de crise ;
- procédures qualité et sécurité des systèmes d’information et des télécoms ;
- protocoles et normes télécoms, urbanisation des systèmes d’information ;
- règlement général sur la protection des données (RGPD) ;
- technologies informatiques, administration d’un système d’information ;
- management d’équipe, conduite de projet et anglais professionnel.
Le poste est autant managérial que technique : il faut savoir expliquer les règles, convaincre la direction de les financer et les faire respecter. France Travail retient l’autonomie, la rigueur, la capacité à être force de proposition et à donner du sens.
Formation et accès au métier
Le métier est accessible avec un niveau bac+2 à bac+5 en informatique ou en télécoms, et demande souvent 5 à 7 ans d’expérience. On devient rarement RSSI en sortie d’école : le poste se rejoint après une expérience en sécurité informatique, comme ingénieur sécurité, analyste ou expert en cybersécurité, auditeur ou architecte sécurité. La connaissance du secteur d’activité de l’entreprise compte aussi.
Un métier porté par la réglementation
Avec 2 230 offres sur douze mois pour 400 candidats au 2e trimestre 2026, le RSSI fait partie des métiers de la sécurité où les offres dépassent nettement les candidats. Près de sept embauches sur dix se font en CDI.
La directive NIS2 devait être transposée au plus tard le 17 octobre 2024. En octobre 2026, la France ne l’a pas encore fait : le projet de loi « Résilience », adopté par le Sénat, attend son examen à l’Assemblée nationale. Le texte doit faire passer le nombre d’organisations soumises à des obligations de cybersécurité d’environ 500 à près de 15 000, dont de nombreuses collectivités, avec une gestion des risques, une notification des incidents et une responsabilité des dirigeants qui reposent en pratique sur un RSSI.
Évolutions possibles
- Directeur de la sécurité des systèmes d’information dans une organisation plus grande
- Directeur des systèmes d’information
- Responsable des risques ou de la conformité
- RSSI à temps partagé ou consultant pour plusieurs organisations
Métiers voisins
| Métier (code ROME) | Offres | Candidats |
|---|---|---|
| RSSI (M1812) | 2 230 | 400 |
| Expert en cybersécurité (M1856) | 3 100 | 3 150 |
| Architecte sécurité informatique (M1882) | 620 | 80 |
| Évaluateur sécurité des systèmes et produits (M1863) | 3 930 | 1 700 |
| Délégué à la protection des données (K1906) | 470 | 290 |
France Travail, Métierscope, 12 mois au 2e trimestre 2026.

