Données personnelles
Le délégué à la protection des données est en charge de la protection des données personnelles au sein d'une organisation.
Marché de l’emploi en France
470
offres en 12 mois pour délégué à la protection des données
290
personnes ont cherché ce métier
Faible
difficulté des entreprises à recruter
| Métier (code ROME) | Offres | Candidats | Recrutement | 8 offres sur 10 |
|---|---|---|---|---|
| Délégué à la protection des données (DPO) (K1906) | 470 | 290 | Faible | Non publié |
Source : France Travail, Métierscope, 2e trimestre 2026 (K1906). Offres et candidats cumulés sur 12 mois. La difficulté à recruter est celle de France Travail et de la Dares, 2025.
Salaires proposés dans les offres
France Travail ne publie pas de fourchette de salaire pour le délégué à la protection des données au 2e trimestre 2026. Les salaires des cadres en poste figurent ci-dessous.
Salaires des cadres déjà en poste
| Famille Apec | Médiane | 8 cadres sur 10 | Part variable |
|---|---|---|---|
| Sécurité informatique (analyste SOC, ingénieur et responsable sécurité, DPO) | 60 000 € | 43 000 à 99 000 € | 4 000 €, chez 49 % |
| Métiers juridiques (juriste, responsable juridique) | 52 000 € | 40 000 à 80 000 € | 4 000 €, chez 41 % |
L’Apec range le délégué à la protection des données dans la famille de la sécurité informatique ; les DPO issus du droit relèvent souvent des métiers juridiques. Rémunération annuelle brute des cadres en poste, fixe et variable. Source : Apec, édition 2025, publiée en décembre 2025.
Questions sur les offres et les salaires
France Travail recense 470 offres sur 12 mois pour le délégué à la protection des données (code ROME K1906) au 2e trimestre 2026, pour 290 candidats. La difficulté de recrutement est jugée faible.
France Travail ne publie pas de fourchette pour ce métier. L’Apec, édition 2025, range le DPO dans la sécurité informatique, où la médiane des cadres atteint 60 000 € brut par an (80 % entre 43 000 et 99 000 €).
Le RGPD impose un délégué à la protection des données aux autorités et organismes publics, et aux organismes dont l’activité principale implique un suivi régulier et systématique de personnes à grande échelle ou le traitement à grande échelle de données sensibles ou relatives aux condamnations pénales.
Oui. En 2025, la CNIL a reçu 20 150 plaintes, 10 % de plus qu’en 2024, mené 323 contrôles et prononcé 83 sanctions pour un montant total proche de 487 millions d’euros, un record.
Quelles sont les missions d’un expert en données personnelles ?
Le délégué à la protection des données (DPO, pour Data Protection Officer) est le point de contact entre l’organisation et la CNIL. Ses principales missions :
- Veiller au respect du règlement européen sur la protection des données (RGPD) au sein de l’organisation
- Informer et conseiller la direction, les services et les salariés sur l’application du RGPD
- Tenir ou superviser le registre des traitements de données personnelles
- Conseiller sur les analyses d’impact relatives à la protection des données et en vérifier l’exécution
- Traiter les demandes des personnes concernées (accès, rectification, effacement)
- Gérer les violations de données et leur notification à la CNIL
- Assurer une veille juridique et technologique
Le DPO peut être un salarié de l’organisation ou un prestataire externe, cabinet de conseil ou cabinet d’avocats. Le poste demande une double culture, juridique et technique.
2025, année record pour la CNIL
Le rapport annuel 2025 de la CNIL, publié le 18 mai 2026, montre une pression croissante sur les organisations. L’autorité a reçu 20 150 plaintes, 10 % de plus qu’en 2024, mené 323 contrôles et rendu 259 décisions, dont 83 sanctions. Le montant cumulé des amendes approche 487 millions d’euros, un record, porté par deux sanctions très élevées (synthèse du rapport).
La sécurité des données occupe une place croissante dans ces contrôles. Pour un DPO, le travail ne se limite plus à la conformité documentaire : il suit les mesures de sécurité, prépare la réponse en cas de fuite et dialogue avec les équipes techniques.
Un marché de niche, plutôt ouvert aux profils expérimentés
France Travail compte 470 offres de délégué à la protection des données sur douze mois au 2e trimestre 2026, pour 290 candidats, et juge la difficulté de recrutement faible. Les contrats sont plutôt stables : 58 % des embauches se faisaient en CDI au 3e trimestre 2025.
Le poste s’ouvre rarement en début de carrière. Les DPO viennent le plus souvent du droit, de la conformité ou de la sécurité informatique, et complètent leur parcours par une formation spécialisée. La CNIL a mis en place une certification des compétences du DPO, délivrée par des organismes agréés.
Les postes en détail
Délégué à la protection des données (DPD) / Data Protection Officer (DPO)
Code ROME K1906
Il pilote la conformité au RGPD de l’organisation : registre des traitements, analyses d’impact, réponses aux demandes des personnes, gestion des violations de données, sensibilisation des équipes et relation avec la CNIL.
France Travail recense 470 offres pour 290 candidats sur douze mois ; 58 % des embauches se font en CDI.

