Architecte cloud

L’architecte cloud conçoit l’infrastructure des services hébergés d’une entreprise : choix des services, sécurité, disponibilité, coûts et migration des applications.

Architecte cloud

Marché de l’emploi en France

1 850

offres en 12 mois pour architecte cloud

250

personnes ont cherché ce métier

Élevée

difficulté des entreprises à recruter

Contrat à l’embauchePart des embauches
CDD de moins d’un mois2 %
CDD de 1 à 6 mois5 %
CDD de plus de 6 mois5 %
CDI88 %

Source : France Travail, Métierscope, code ROME M1860. Offres et candidats cumulés sur 12 mois au 2e trimestre 2026, difficulté de recrutement 2025, contrats à l’embauche au 3e trimestre 2025. France Travail ne publie pas de fourchette de salaire pour ce métier.

Le salaire des cadres en poste

Famille ApecMédiane8 cadres sur 10Part variable
Infrastructures et systèmes informatiques (dont architecte infrastructures, architecte système)55 000 €41 000 à 85 000 €5 000 €, chez 46 %

Rémunération annuelle brute des cadres en poste, fixe et variable. Source : Apec, édition 2025. L’Apec ne cite pas l’architecte cloud nommément : la famille la plus proche est celle des infrastructures et systèmes, qui comprend les architectes infrastructures et système. France Travail classe le métier parmi les emplois cadres.

Questions sur le métier d’architecte cloud

Qu’est-ce qu’un architecte cloud ?

L’architecte cloud conçoit et fait évoluer l’architecture des services qu’une entreprise fait tourner dans le cloud. Il choisit les services et les fournisseurs, dessine la façon dont les applications, les données et les réseaux s’articulent, et veille à ce que l’ensemble reste sûr, disponible et maîtrisé en coût. Il pilote aussi la migration des applications et des données qui tournaient jusque-là sur les serveurs de l’entreprise.

France Travail lui consacre un code ROME propre (M1860) et le range parmi les emplois cadres.

Les missions de l’architecte cloud

  • Analyser les besoins de l’entreprise, notamment en stockage de données
  • Concevoir des architectures de cloud computing adaptées à ces besoins
  • Optimiser les coûts et les performances des infrastructures
  • Assurer la sécurité et la conformité réglementaire des systèmes dans le cloud
  • Gérer la migration des applications et des données vers le cloud
  • Prévoir les sauvegardes, la reprise après sinistre et tester la résistance aux pannes
  • Conseiller les équipes sur les bonnes pratiques et former les utilisateurs
  • Rédiger le cahier des charges, les spécifications et la documentation technique

D’un besoin à une architecture en production

Un projet commence par l’analyse : quelles applications, quels volumes de données, quelles exigences de disponibilité et de sécurité, quel budget. L’architecte cloud en tire une architecture cible, qu’il documente et fait valider. Il accompagne ensuite les équipes de développement et d’exploitation pendant la mise en œuvre, souvent en lien avec les ingénieurs DevOps qui automatisent les déploiements. Une fois les services en production, il surveille leur efficacité, ajuste les ressources pour contenir les coûts et fait évoluer l’architecture avec les besoins.

Compétences et outils

La fiche France Travail cite les savoirs suivants :

  • architecture de solutions cloud et déploiement de services cloud ;
  • systèmes d’exploitation, réseaux informatiques et télécoms, modèle client-serveur ;
  • sécurité des applications cloud, évaluation des risques et règles de sécurité informatique ;
  • conformité, réglementation et politiques de gouvernance du cloud ;
  • stratégies de sauvegarde et de reprise, supervision et performance ;
  • intégration de services tiers, génie logiciel et intelligence artificielle.

Le métier demande aussi de mesurer l’impact environnemental des solutions retenues : France Travail le compte parmi les métiers liés à la transition écologique autant qu’à la transition numérique. Il retient l’autonomie, l’organisation et la capacité à être force de proposition.

Formation et accès au métier

Le métier est accessible avec un master en informatique ou un diplôme d’ingénieur en systèmes d’information, en cybersécurité ou en cloud computing. Les certifications des grands fournisseurs, comme AWS Certified Solutions Architect ou Microsoft Certified: Azure Solutions Architect Expert, sont citées comme des atouts mais ne sont pas obligatoires. Le poste se rejoint en général après une première expérience technique, par exemple comme administrateur systèmes, ingénieur cloud ou ingénieur DevOps.

Un métier où les offres dépassent largement les candidats

Avec 1 850 offres sur douze mois pour 250 candidats au 2e trimestre 2026, l’architecte cloud fait partie des métiers du numérique où l’écart entre offres et candidats est le plus marqué. France Travail juge la difficulté de recrutement élevée, et 88 % des embauches se font en CDI.

La réglementation pèse aussi sur la conception. Le règlement européen sur les données (Data Act), applicable depuis le 12 septembre 2025, oblige les fournisseurs de cloud à permettre à leurs clients de changer de prestataire ou de rapatrier leurs données ; à partir du 12 janvier 2027, les frais de changement seront interdits. Concevoir des architectures réversibles, qui ne dépendent pas des services propres à un seul fournisseur, devient un critère de choix.

Évolutions possibles

  • Architecte d’entreprise ou architecte des systèmes d’information
  • Responsable des infrastructures et de la production informatique
  • Spécialisation en architecture de sécurité
  • Consultant ou expert cloud indépendant

Métiers voisins

Métier (code ROME)OffresCandidats
Architecte cloud (M1860)1 850250
Ingénieur cloud computing (M1879)53090
Ingénieur DevOps (M1827)11 2002 920
Architecte sécurité informatique (M1882)62080

France Travail, Métierscope, 12 mois au 2e trimestre 2026.

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