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Numérique en France

La Région Outre-Mer

L’économie numérique ultra-marine connaît une nette progression depuis quelques années, mais qui demeure inégale en raison d’une importante fracture territoriale liée aux besoins conséquents en matière d’infrastructures (accès au haut débit).

Chiffres clés des Outre-Mer

En 2021, les 120 jeunes entreprises les plus performantes prévoient de créer 10 000 emplois à elles-seules partout en France. Le réseau French Tech s’appuie sur 13 capitales dans les grandes régions françaises et d’une centaine de communautés en France et à l’étranger. Dans les départements d'outre-mer - La Réunion, Polynésie, Guadeloupe, Guyane, Nouvelle-Calédonie -, on note notamment des programmes de développement économique durable et résilient, le soutien à l’émergence d'entreprises à fort potentiel en Guadeloupe ou la mobilisation des entreprises pour des défis numériques et responsables.

86 entreprises sont référencées sur AlloWeb en Outre-Mer : 70 en Guadeloupe, 49 en Martinique, 16 en Guyane, 127 à la Réunion, 6 à Mayotte, 15 à Saint-Barthélémy et 3 en Nouvelle-Calédonie.

Le Groupe SOS a été retenu par le gouvernement pour déployer 100 postes de conseillers numériques, dont une quinzaine en Outre-mer. L’objectif est de lutter contre la fracture numérique en accompagnant des publics cibles.

Guadeloupe

Le site Guadeloupe Numérique recense :

  • La cartographie des accès au numérique
  • Les formations aux métiers du numérique
  • Les aides proposées aux entreprises
  • Des offres d’emploi et les appels à projet publics en matière de numérique
  • Un lien de réservation vers le Cyberbus, qui a pour vocation de sensibiliser la population aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La Région Guadeloupe a dressé un état des lieux des dispositifs favorisant le développement du numérique sur son territoire :

  • « Le portail Guadeloupe Numérique, et notamment sa rubrique annuaire des entreprises guadeloupéennes du secteur des TIC avec une entrée par thématique (web, réseaux et télécoms, sécurité, gestion électronique des documents et archivage, services, matériels et logiciel / maintenance, caisse numérique, géolocalisation, domotique, rich média, innovation, formation)
  • La pépinière AUDACIA de Baie-Mahault, qui propose un dispositif d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement des jeunes entreprises et des porteurs de projet innovants dans l’un des 4 secteurs suivants : les énergies renouvelables, les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’agro-transformation, les sciences de l’ingénieur ;
  • Le FabLab de Jarry dans le domaine du rétro-gaming et de la robotique, qui est le premier fablab de toutes les Antilles ;
  • Le projet de plateforme technologique porté par l’IUT, qui vise à proposer un dispositif d’accompagnement technique et méthodologique des entreprises régionales pouvant s’appuyer sur le plateau technique de l’IUT et travailler de concert avec AUDACIA ;
  • Le projet de programme de formation porté par la Fédération des Très Petites Entreprises (FTPE) à l’attention de chefs d’entreprise (soit sur des apprentissages numériques, soit sur du perfectionnement). »

Cet état des lieux analyse également les raisons du faible usage des TIC dans le tissu économique des TPE/PME guadeloupéennes : « Les freins tiennent à la fois à des problématiques de compétences, de génération, mais également de financement, et d’accompagnement technique des entrepreneurs. Pour ce qui relève de la filière numérique, plusieurs contraintes restent à lever pour structurer et renforcer ses compétences. L’étroitesse du marché régional a une incidence directe sur la viabilité économique des entreprises. L’insularité impose des surcoûts sur des fournitures en équipements numériques du fait du transport et de l’octroi de mer. Les dispositifs de financement pour accompagner les entreprises de la filière sont jugés peu adaptés au tissu de TPE et de start-ups du fait d’une certaine lourdeur des procédures. D’une manière générale, la filière numérique peine à valoriser ses compétences auprès des entreprises des secteurs traditionnels de l’économie. »

Forte de ces constats, elle s’est dotée d’un Schéma Régional des Usages et Services Numériques de Guadeloupe qu’elle a déployé entre 2017 et 2020. Ce schéma régional est décliné autour de sept orientations afin que le numérique contribue pleinement au développement durable et inclusif de la Guadeloupe :

  • Former la population tout au long de la vie aux usages et pratiques numériques
  • Renforcer l’accès aux soins grâce au numérique (notamment la télémédecine)
  • Valoriser le patrimoine touristique et culturel
  • Disposer d’une administration modernisée et performante
  • Améliorer la compétitivité des entreprises par le biais d’actions de sensibilisation au numérique
  • Structurer et améliorer la compétitivité de la filière numérique
  • Encourager le développement durable par l’innovation numérique

La Région propose également un chèque TIC destiné aux micros-entreprise et PME qui souhaitent développer des projets numériques (présence web, acquisition de matériel et mise en sécurité informatique ...).

Le Préfet de la Région Guadeloupe et le Maire de la Ville du Moule ont inauguré en janvier 2021 le premier espace « France Services » au sein de la MSAP (Maison de Services au Public) du Moule. L’objectif de ce dispositif est de proposer une offre élargie de service au public, notamment numériques, au plus près des territoires, en particulier dans les zones rurales et les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

En Guadeloupe, deux villes bénéficient du Label National Territoires, Villes et Villages Internet : Baie-Mahault et Les Abymes. Alors que la Ville de Baie-Mahault détenait déjà 5 Arobazes, la ville des Abymes a obtenu en février 2021 sont 4ème Arobaze. La marque territoriale « Label National Territoires, Villes et Villages Internet » concerne les villages comme les grandes villes, dès les premiers services connectés aux habitants et usagers du territoire.

La GEN propose sept formations sur l’île de la Guadeloupe.

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La Martinique

L’association Martinique Digitale, fondée en janvier 2020, a pour but de promouvoir les métiers, les compétences et les actions développées sur le territoire. Elle souhaite ainsi faire de la Martinique un territoire numérique de référence en s’appuyant sur les acteurs publics et privés de l’écosystème notamment les associations et autres membres de Martinique Digitale.

L’association ambitionne notamment l’obtention du label French Tech dans le but de permettre aux startups martiniquaises de peser davantage face à concurrence, nationale et internationale. Il s’agit également de soutenir le développement des start-ups sur le territoire dans la continuité des actions déjà engagées par Martinique Digitale et d’amplifier la visibilité de la Tech Martinique.

Dans la continué de sa politique volontariste d’aménagement numérique menée sur l’ensemble du territoire (déploiement du Très Haut Débit pour près de 160 M€ sur 5 ans), la Collectivité Territoriale de Martinique s’est fixé d’accompagner la transformation numérique du territoire à travers une feuille de route territoriale qui dégage dix grandes actions pour renforcer et développer l’économie numérique en Martinique:

  • Accompagner financièrement les entreprises à travers un dispositif d’aides spécifique
  • Accompagner la structuration de la filière numérique
  • Créer un observatoire numérique
  • Créer un portail web sur le secteur TIC en Martinique
  • Constituer un annuaire qualifié des entreprises du secteur TIC
  • Lancer plusieurs appels à projets dédiés à l’innovation au sein du secteur TIC (FEDER)
  • Favoriser la GPEC du secteur TIC et répertorier les formations existantes
  • Co-construire le Réseau d’Accompagnement Unique dédié au numérique et cartographier les aides et dispositifs existants
  • Impulser et accompagner la démarche French Tech en collaboration avec la Guadeloupe
  • Créer un réseau d’espaces coworking connecté maillant le territoire

La CTM a d’ores et déjà lancé son programme d’aides aux entreprises dans le domaine du numérique qui a été voté en juillet 2018. La Collectivité propose ainsi une aide à la création et à l’accélération de startups, mais également un accompagnement à la transformation numérique, en relais à la démarche nationale opérée sous le nom de « France Num ».

Dans le cadre de l’appel à projet « Entreprendre dans les territoires fragiles » lancé par la CTM et la BPI, Martinique Développement, lauréate de cet AAP, a créé et mis en place le réseau d’accompagnement entrepreneurial de Martinique, dénommé ZÉTWAL. Ce réseau ZETWAL regroupe l’ensemble des acteurs économiques de l’accompagnement d’entreprises : la CTM et ses satellites, les EPCI, les services de l’Etat, les chambres consulaires, des financeurs, etc…

De plus, ces dispositifs sont complétés par l’aide à la structuration de la filière numérique qui vise à créer un levier de développement pour les entreprises concernées. L’objectif étant d’inciter la montée en compétence des acteurs de la filière, de favoriser la maturité des projets et de contribuer à l’attractivité du territoire à travers la valorisation de l’écosystème digital du martiniquais.

Par ailleurs, le Conseil Régional de la Martinique s’est engagé dans des travaux de déploiement du haut débit sur l’île dans une perspective de désenclavement du territoire, d’ouverture sur l’extérieur et de développement du tissu concurrentiel.

La GEN propose deux formations sur l’île de la Martinique.

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Saint-Martin

L’ANCT financera le déploiement du Pass’Numérique sur le territoire de Saint-Martin. L’opération sera mise en œuvre dans le courant de l’année 2021.

Ce dispositif est ouvert notamment aux jeunes de 16 à 25 ans, avec l’appui du service d’Accompagnement, d’Insertion et d’Orientation de la Collectivité (AIO). Les bénéficiaires du RSA et les demandeurs d’emplois seront principalement ciblés et accompagnés par le Pôle Emploi et nos services. Le dispositif sera également ouvert aux personnes en perte d’autonomie.

La Collectivité de Saint-Martin a identifié les publics qui pourront bénéficier du Pass’Numérique :

  • Les femmes de 16-25 ans
  • Les bénéficiaires du RSA
  • Les demandeurs d’emploi
  • Les jeunes vivant dans des quartiers excentrés
  • Les personnes en situation de handicap
  • Les jeunes du PSAD (plateforme de suivi et d’appui aux décrocheurs scolaires)
  • Les seniors

Le projet de transformation numérique du gouvernement, d’un montant de 12 millions de dollars, a été approuvé par le Fonds fiduciaire pour le redressement, la reconstruction et la résilience de Saint-Martin. Ce projet vise à améliorer l’accès, l’efficacité et la résilience des services publics pour les citoyens et les entreprises. 

La GEN propose deux formations sur l’île de Saint-Martin.

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Guyane

La Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) et la Communauté d’Agglomération Centre Littoral (CACL) ont décidé de se doter d’un outil commun pour œuvrer en faveur de l’aménagement numérique de la Guyane, sous la forme d’une société publique locale créée en 2013. La commune de Saint-Laurent-du-Maroni a rejoint la SPLANG en 2019. La SPLANG gère et exploite les infrastructures de communications électroniques déployées par ses membres et notamment celles déployées par la Collectivité Territoriale de Guyane, aussi bien en zone littorale qu’à l’intérieur des terres.

Le gouvernement propose par ailleurs de financer jusqu’à 150€ des frais d’installation ou des frais de mise en service de l’équipement de réception retenu (dispositif « cohésion numérique du territoire »).

Guyane Développement Innovation est un département numérique installé au sein de la Pépinière d’Entreprises Innovantes qui œuvre pour l’émergence d’innovations technologiques au service de la Guyane et soutient des entreprises privées et publiques.

Un appel à projets baptisé « Médiation numérique en Guyane » a été organisé en 2020 par la Direction Générale de la Coordination et de l’Action Territoriale (DGCAT) pour un montant de 92 500 €. Il a pour ambition de faire émerger et de soutenir des actions visant à créer des lieux de médiation numérique pour les personnes en difficulté avec les usages du numérique. Cet appel à projets entend soutenir la dynamique instaurée par le Plan national pour un numérique inclusif lancé par le gouvernement en 2019 et l’effort de rattrapage, de mutualisation, de structuration des acteurs de la médiation numérique et de l’innovation.

La GEN propose deux formations en Guyane.

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Mayotte

La préfecture de Mayotte et le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) de Mayotte ont œuvré en 2019 au déploiement d’un outil de transformation numérique au travers d’un FAB LAB destiné aux services de l’État. L’enjeu de cette transformation numérique est d’offrir aux administrations de l’État et territoriales un service pour numériser des démarches administratives et s’affranchir des formulaires papier. Cette dernière permettra, à terme, aux citoyens d’effectuer l’ensemble de leurs démarches administratives en ligne. À ce jour, plus de 550 organismes utilisent cette plateforme numérique.

Le GEMTIC, Groupement des Entreprises Mahoraises des Technologies de l’Information et de la Communication est une association créée à l’initiative de la CCI Mayotte en octobre 2012. Le groupement met en œuvre des actions collectives pour le soutien et l’accompagnement du développement des entreprises du secteur TIC implantées sur le territoire de Mayotte. Il comptait une trentaine d’adhérents fin 2019.
Les missions du GEMTIC sont les suivantes :

  • Promotion de la filière numérique, les métiers, les compétences
  • Accompagnement des entreprises et collectivités locales pour l’appropriation des outils numériques
  • Information sur les opportunités offertes par le numérique
  • Structuration de la filière numérique
  • Représentation du territoire au niveau local, national et international

Les Assises du Numérique ont été organisées en décembre 2020 afin de réunir les acteurs du numérique et de la société civile pour agir ensemble pour le développement du numérique sous toutes ses formes, sur tout le territoire et auprès de tous les mahorais. Lors de cette journée, six thématiques ont été abordées dans six ateliers de travail en vue de la construction de la future feuille de route pour le numérique de Mayotte :

  • Les infrastructures : « Comment rendre accessible l’internet haut débit à l’ensemble du territoire et au plus grand nombre ? »
  • Le matériel et les services : « Comment garantir l’accès et mettre à disposition du matériel et des services numériques à l’ensemble de la population ? »
  • La pédagogie : « Comment développer l’enseignement numérique pour correspondre au mieux aux spécificités mahoraises ? »
  • La formation et l’insertion : « Quelles sont les dispositions nécessaires au développement d’une filière numérique sur le territoire de Mayotte ? »
  • La gouvernance : « Comment assurer à travers une gouvernance efficace la mise en œuvre des projets de transition numérique ? A quelle(s) échelles ? »
  • Le financement : « Quels financements disponibles et efficaces pour soutenir les projets de transition numérique à Mayotte ? »

Par ailleurs, la société ETIC Services, a signé fin novembre 2020 les contrats de financement avec ses partenaires, que sont la Banque des Territoires, l’Agence Française de Développement (AFD) et le Crédit Agricole Mutuel de La Réunion (CAMR). Ce projet a pour but de construire ITH Datacenter, un bâtiment dédié à l’hébergement de données, directement sur le territoire, dans la perspective d’une mise en service début 2022. Les porteurs de projet pourront ainsi louer des « armoires » ou des « salles privatives » en fonction de leurs besoins.

En effet, Mayotte dépend aujourd’hui de ses trois câbles sous-marins pour acheminer et stocker la data, qui parcourent des kilomètres de l’île au lagon, ce qui a pour conséquence une augmentation de la latence. Il s’agit ainsi de protéger la souveraineté numérique de l’île dans une optique de développement durable (un datacenter consomme moins d’énergie que plusieurs serveurs individuels).

La subvention à l'investissement du Départementale de Mayotte vise à favoriser la création et le développement de TPE et PME installées localement, en favorisant leur capacité de production, l’élévation de leur niveau technologique et de leur compétitivité.

La GEN propose deux formations sur l’île de Mayotte.

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La Réunion

La Banque de France a réalisé en novembre 2020 une étude sur l’économie du numérique sur l’île de la Réunion : « L'économie numérique réunionnaise est jeune et principalement composée de petites entreprises. Elle emploie 4 000 personnes mais connaît une évolution mitigée. Le secteur de la programmation et du conseil est le plus dynamique en termes d'emploi tandis que le secteur des télécommunications, premier employeur de la filière, a plutôt tendance à stagner. Ainsi, la part des effectifs du numérique dans l’emploi total privé a diminué ces dix dernières années, contrairement à la tendance observée au niveau national.

Pourtant, le territoire bénéficie d’atouts indéniables pour le développement de l’économie numérique. La Réunion a misé sur le développement massif et rapide du réseau 4G ainsi que de la fibre optique et devance de loin les autres régions ultramarines en la matière. Aujourd’hui, 60 % des accès internet à La Réunion sont à très haut débit. De plus, le secteur bénéficie d’un soutien public non négligeable. Les aides gouvernementales et régionales, les fonds européens ou les aides ponctuelles comme celles accordées par BPI France facilitent le développement des entreprises du secteur et la réalisation de projets d’envergure. Enfin, face à ce développement, plusieurs écoles spécialisées dans les métiers du numérique ont ouvert leurs portes à La Réunion et devraient former les premières générations de diplômés locaux. En parallèle du développement de l’économie numérique réunionnaise, les secteurs traditionnels entament leur transformation digitale. Là aussi, la volonté publique est de faciliter la numérisation de ces activités, d’autant plus que la période de confinement liée à l’épidémie de Covid-19 a mis en exergue la nécessité de cette transformation et du développement du télétravail. »

Le numérique impacte de plus en plus l’économie locale et la vie des habitants de la Réunion depuis quelques années. On peut ainsi citer la place du numérique dans le tourisme (exemple : plateforme de location de logements), les médias et la culture, le e-commerce, la téléphonie mobile, le secteur de la banque-assurance, le transport (location de voiture, compagnies aériennes low-cost), le développement de l’utilisation de logiciels (terminaux et services de paiement, gestion de la relation client, gestion de projet et travail collaboratif…) et le domaine juridique (émergence des Legaltechs).
La filière du numérique représente 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 500 entreprises et 4 800 salariés sur l’île.

Par ailleurs, le gouvernement a signé en 2020 un pacte numérique de 100 millions d’euros. Il contient 60 actions pour la Réunion numérique de 2023 afin d’investir dans le développement du très haut débit. Ce pacte est notamment soutenu par l'université de La Réunion, l'État et d'autres institutions étatiques telles que la CAF ou Pôle Emploi, invite à un investissement dans les infrastructures ainsi qu'une homogénéité et le suivi d'une stratégie collective cohérente pour tous.

L'île a ainsi pour objectif d'être la première région d'outre-mer dotée d'un réseau à très haut débit pour permettre le développement de la filière du numérique et des nouvelles technologies avec une approche d’inclusion numérique (accès à l’éducation, aux services de l’administration, aux loisirs…). Les entreprises locales vont aussi bénéficier de cette avancée avec un environnement numérique plus performant. La Réunion pourrait ainsi devenir la « Silicon Valley » de l'Océan Pacifique, jouissant à la fois de la proximité avec l'Asie et l'Afrique pour devenir la vitrine des capacités de la France et de l'Europe dans cette région, mais aussi une actrice à part entière du développement du numérique dans cette partie du monde.

Ce pacte numérique s’inscrit dans le cadre « d’un plan cohérent » qui a été mis en place par la Région et dans lequel s’intègrent également le POP (« plan ordinateur portable » qui a déjà bénéficié à 150 000 familles) et toutes les autres actions régionales en faveur de la digitalisation des entreprises locales.

La CCI de la Réunion a également créé en 2015 le Transfo, un espace de coworking qui rassemble le petit monde digital du sud de la Réunion. Une trentaine de développeurs, intégrateurs, responsables réseau, webdesigners, formateurs et de community managers s’associent ainsi pour répondre à des appels d’offres en réunissant des compétences digitales complémentaires.

Notons aussi l’organisation chaque année d’une Webcup, qui a pour objet la réalisation en simultané pendant 24h d’un challenge par des équipes situées sur les 7 îles de l’archipel de l’Océan Indien. L’association Social Media Reunion rassemble également les professionnels du secteur des réseaux sociaux.

La Région a publié en février 2021 son Pacte numérique : 60 actions pour la Réunion numérique de 2023. Ce livret précise que le numérique représente 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires généré par 500 entreprises employant 4600 salariés. La stratégie numérique s’articule autour des trois axes suivants :

  • construire une stratégie collective dans laquelle chaque acteur de l’économie trouve sa place ;
  • devenir une terre d’inspiration numérique et faire de la réunion un espace-pilote d’expérimentation dans le numérique ;
  • rayonner dans l’océan Indien et à l’international pour pallier la taille du marché intérieur.

La GEN propose treize formations sur l’île de la Réunion.

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Polynésie Française

Le raccordement de Tahiti à Internet par un câble sous-marin la reliant à Hawaï, les liaisons par satellite avec les îles les plus éloignées, l’installation de la fibre dans les zones les plus denses, sont autant de preuves de l’investissement dans des infrastructures performantes. Pourtant, les besoins des entreprises et des particuliers sont tels que les pouvoirs publics locaux (OPT – Office Public des Télécoms) doivent penser à l’avenir et anticiper les besoins en débit des prochaines années.

La Présidence de la Polynésie Française a publié en 2018 son schéma directeur d’aménagement du numérique. Ce document nous enseigne tout d’abord que la situation géographique inédite de la Polynésie française (un territoire fragmenté sur un espace maritime grand comme l’Europe) et la répartition déséquilibrée de sa population (70% des 270 000 habitants vivent sur la seule île de Tahiti) font du développement numérique un levier majeur pour compenser les situations d'isolement et d’éloignement. Par ailleurs, avec près de 22% de demandeurs d'emploi, la transition numérique des entreprises et le développement de la filière digitale pourraient constituer de réels vecteurs de développement économique du Pays et de réduction des inégalités.
La transition numérique de la Polynésie Française est certes amorcée sous l'impulsion du Pays et du Haut-Commissariat de la République en Polynésie française, mais se trouve bridée par le coût jugé souvent excessif des services de télécommunications, notamment en raison de l’absence de concurrence sur ce marché.

4 ambitions sont ainsi déclinées dans ce schéma directeur :

  • Un territoire connecté doté d’un socle et d’une gouvernance de transformation digitale
  • Un territoire solidaire pour ses habitants
  •  Réussir la modernisation de l’administration et des services publics locaux
  • Un territoire plus fort économiquement et plus innovant

Convergence des forces d’innovation de la Polynésie française, l’Association La French Tech Polynésie fédère les startupeurs et entrepreneurs innovants polynésiens, en interactions avec les grandes entreprises, les universitaires, les chercheurs, l’ensemble des acteurs privés, académiques et publics de l’écosystème de l’innovation de Polynésie française (Université de la Polynésie française, Consortium RESIPOL – Recherche Enseignement Supérieur Innovation pour la POLynésie -, Cluster Maritime de Polynésie française, CCISM et son incubateur PRISM, Startup Club Tahiti, OPEN – Organisation des Professionnels de l’Économie Numérique de Polynésie française, SOFIDEP…) ainsi que les institutionnels, investisseurs, partenaires et ambassadeurs.

L’association a lancé la seconde édition de son concours international TECH4ISLANDS AWARDS 2020 en 2020. L’objectif de ce concours international était de répondre à l’urgence du rebond des économies insulaires en faveur d’un développement plus autosuffisant, durable et résilient, et ce dans le contexte sanitaire de la crise du Covid-19.

La French Tech Polynésie se positionne ainsi comme un hub visant à faire émerger, accompagner et propulser à l’international sur l’axe Indo-Pacifique des solutions innovantes Tech For Good plus écologiques pour la Planète, et permettre ainsi le développement de Smart Islands interconnectées, inclusives, solidaires et créatrices d’emplois nouveaux, dans l’objectif de :

  • Préserver leur environnement, leur biodiversité et leurs océans
  • Renforcer leur autonomie de production par une utilisation raisonnée de leurs ressources
  • Favoriser le développement d’énergies propres et renouvelables
  • Prioriser la réussite de l’inclusion numérique des sociétés insulaires, dans le respect de leur culture et savoirs traditionnels
  • Renforcer leur résilience au changement climatique.

La Polynésie française a pour ambition de mailler son territoire en haut et très haut débit, levier indispensable pour consolider son système éducatif en faveur de la réussite des élèves, priorité en matière d’éducation. Aux regards de ces enjeux, la communauté éducative doit s’engager dans une réflexion partagée pour développer le numérique éducatif sur un territoire archipélagique où le désenclavement reste un défi à relever.

La GEN propose deux formations en Polynésie Française.

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La GEN en Outre-Mer en 2020

Chiffres clés régions d'Outre Mer

Retrouvez ci-dessous les Chiffres Clés de la Grande Ecole du Numérique :

 

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