Sophie Viger : « Garantir l’employabilité de nos apprenants et les accompagner vers l’emploi »

Sophie Viger« A la Web@cadémie et à la Coding Academy by Epitech, les apprenants trouveront des écoles de développement Web hors norme qui les mèneront de manière assurée vers un emploi ou impulseront une nouvelle dynamique à leur
carrière ! » Elle-même férue de développement, Sophie Viger dirige aujourd’hui la Web@cadémie et de la Coding Academy by Epitech. Deux écoles qui ont chacune leur propre public, et qui s’appuient sur la pédagagogie efficace d’Epitech, dite pédagogie par projet. Rencontre.


 

A quoi peuvent s’attendre les apprenants en intégrant la Web@cadémie ?

La Web@cadémie s’adresse aux jeunes filles et garçons qui sont sortis du système scolaire. La formation se déroule en deux ans et a pour objectif d’amener un public sans qualification et déscolarisé vers un emploi stable.
La première année de formation intensive permet d’acquérir le bagage technique minimum requis et attendu par les entreprises. Elle permet aussi à ces jeunes filles et garçons, à travers une pédagogie bienveillante et responsabilisante, de reprendre confiance en eux, de se reconstruire. La deuxième année s’effectue en contrat de professionnalisation. C’est une période indispensable pour apprendre les codes et l’organisation de l’entreprise, pour acquérir les bons réflexes et la bonne posture. En un mot : se professionnaliser avant de prétendre à un poste en CDD-CDI ou de lancer son activité.
De plus, la formation est gratuite pour les apprenants. Elle est financée par des fonds privés (Microsoft, Huawei, Cegid) et publics (Région Auvergne Rhône-Alpes, Ville de Paris). Il s’agit en majorité d’un public assujetti à des difficultés financières et sociales. Enfin, grâce à la Grande Ecole du Numérique, les apprenants pourront bénéficier durant leur première année de formation d’aides financières délivrées par le CROUS.
 

Qu’en est-il de la Coding Academy by Epitech ?

La Coding Academy by Epitech s’adresse quant à elle soit à des profils de 20 à 60 ans qui choisissent de se reconvertir dans un domaine en plein essor et ambitionnent de trouver un poste comme développeur web, soit à des personnes qui, suite à une formation initiale, souhaitent se doter d’une brique complémentaire de compétence en développement Web. Afin de s’adapter à un public devant rapidement retrouver une activité, la formation est très intensive (12h par jour). Elle s’étend sur une période de 5 à 10 mois en fonction de la durée du stage de fin de formation. Grâce à ce dispositif court mais intensif, les apprenants acquièrent les compétences techniques et professionnelles nécessaires à leur entrée en entreprise.

Certains des apprenants obtiennent un CDI dès la fin de la formation, avant leur début de stage ! Pouvant être pris en charge par divers organismes, le coût de la formation est l’un des moins élevé du marché, 4 900€ pour 5 à 10 mois de formation. De plus nous proposons un dispositif innovant pour les demandeurs d’emploi : le financement par la réussite professionnelle. Les demandeurs d’emploi peuvent entrer dans la formation sans frais et ne régler ceux-ci, en plusieurs fois, à partir de leur reprise d’activité.
 

Comment accompagnez-vous les apprenants tout au long de leur parcours ?

Les apprenants sont accompagnés tout au long de leur parcours sur différents aspects. En premier lieu, un accompagnement pédagogique est effectué par l’ensemble de l’équipe. Responsables et assistants mettent en œuvre la pédagogie innovante d’Epitech basée sur un modèle collaboratif et synergique. Ce modèle vertueux permet aux apprenants d’acquérir les compétences techniques indispensables à leur futur métier. Il leur permet aussi d’acquérir des capacités d’adaptation pour se porter rapidement sur n’importe quel langage ou technologie de développement Web ! Cela se fait de manière plus personnelle et renforce leur confiance en eux. De plus, des coachs/psy sont présents pour aider à lever les difficultés, qu’elles soient d’ordre pédagogique (dépasser sa zone de confort, s’organiser, travailler en équipe….) ou personnel.

Nous entretenons aussi des relations étroites avec Pôle emploi et les missions locales. L’objectif est d’accompagner au mieux nos apprenants. Sur la Web@cadémie, chaque apprenant est mentoré par un salarié d’une grande entreprise partenaire : Microsoft, Huawei, Cegid. Ils participent de plus à de nombreux évènements numériques : Vivatech, RemixJobs, Day Click, etc. Sur le volet de la professionnalisation, notre service des relations entreprises, qui compte un grand nombre d’entreprises partenaires de toutes tailles, ainsi que les principales fédérations du secteur (Syntec Numérique, Tech’In France, Fevad), organise de nombreux job datings. De plus, nous accompagnons nos apprenants concrètement dans leur recherche d’emploi (ateliers LinkedIn, revue de CV, simulation d’entretiens, etc.) Enfin, les apprenants bénéficient d’interventions extérieures délivrées par des experts du développement mais aussi de domaines connexes tels que le développement personnel, la sophrologie, la gestion de projet, Photoshop, etc…
 

Quels sont vos résultats en matière d’insertion professionnelle ?

Ils sont excellents ! Nos écoles ont été créées pour favoriser l’insertion professionnelle de publics éloignés de l’emploi, que ce soit des jeunes sans qualifications ou des demandeurs d’emploi souhaitant se reconvertir. Nous mettons donc tout en œuvre pour garantir l’employabilité de nos apprenants. Pour la Web@cadémie, nous comptons 85 % de certifiés en CDD ou CDI et 15 % de freelance. La situation professionnelle actuelle de nos 115 certifiés est d’ailleurs disponible en ligne ! Pour la Coding Academy by Epitech, nous comptons 90 % de reprise d’activité dont 70 % en CDI. Nous animons un réseau d’alumni et travaillons étroitement avec Pôle emploi. Cela nous permet de suivre avec exactitude la situation professionnelle de nos certifiés.
 

Selon vous, comment favoriser la mixité femmes-hommes dans le numérique ?

Il faut bien sûr mener de nombreuses actions mais aussi savoir être patients. Nous venons d’une situation déséquilibrée bien connue déjà dans le milieu scientifique… Mais elle est encore plus appuyée dans celui de l’informatique qui ne changera donc pas du jour au lendemain ! Afin de favoriser la mixité, plusieurs axes d’actions sont à envisager :

  • mieux faire connaître les métiers du développement informatique, démystifier et casser les stéréotypes ;
  • mettre en valeur et communiquer sur des rôles modèles, des figures emblématiques. Il faut multiplier les récits réels mais aussi fictifs ! Par exemple, faire figurer plus d’informaticienne dans les séries, films, livres ;
  • ne plus opposer technicité et féminité ;
  • travailler sur ces actions de manière collaborative avec les hommes et non pas sans eux. Je pense à l’action #JamaisSansElles lancée par l’association Girl Power 3.0.

Sans conteste, l’action la plus efficace sera l’enseignement de la programmation et de la littératie numérique à l’école dès le plus jeune âge. Il faut par exemple un programme progressif au fil des années et des approfondissements optionnels pour ceux qui le souhaitent. Ou pourquoi pas la création d’un bac général spécialité numérique ! L’enseignement du développement informatique à l’école permettra de fournir un départ identique aux filles et garçons. Tous auront des chances égales d’embrasser des carrières dans le numérique.
 

Au quotidien, comment se traduit votre engagement en faveur de la mixité ?

Grâce au soutien de la Ville de Paris et de Microsoft, ainsi qu’à l’aide opérationnelle de Pôle Emploi pour le sourcing, nous avons lancé une promotion constituée d’une majorité de femmes (85 %) : la Web@cadémie Ambition Féminine. Afin de donner envie à plus de femmes de se lancer, nous communiquons sur leurs succès. Récemment, 5 étudiantes ont remporté le premier prix du hackathon Cisco lors du salon VivaTechnology. Elles ont reçu une dotation de 10 000€  ! Nous lançons d’ailleurs une deuxième promotion à l’automne. Les candidatures à la Web@cadémie ambition féminine sont ouvertes !
 

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